Cowboyspin est-il autorisé en France ? Ce que la liste blanche de Google ne dit pas
Cowboyspin est absent des sources sur la future liste blanche européenne de Google. Ce que l'on sait du projet de la KSA au 22 octobre 2026, et ce qui reste inconnu.

En bref
- Aucune des quatre sources consultées ne mentionne Cowboyspin : son statut en France ne peut donc pas être établi à partir d'elles.
- Google et des régulateurs européens, sous la conduite de la KSA néerlandaise, élaborent une liste blanche des opérateurs agréés, sans date de lancement.
- Les sources ne précisent pas si la liste couvrira la France ni quels opérateurs agréés elle contiendra.
Cowboyspin n'apparaît dans aucune des sources utilisées ici, donc ce site ne peut pas être déclaré autorisé en France sur cette base. Ces sources portent sur un projet de liste blanche européenne des opérateurs agréés, mené avec Google. Elles ne citent ni opérateur agréé en France ni mesure propre à la France. Point au 22 octobre 2026.
Cowboyspin : ce que l'on peut affirmer, et ce que l'on ne peut pas
Les faits établis tiennent en peu de lignes. Les articles de AffPapa, de SCCG, d'iGamingBusiness et de Gaming Intelligence ne parlent pas de cette marque.
- On ne peut pas dire que Cowboyspin figurera sur la liste.
- On ne peut pas dire qu'il en sera exclu.
- L'absence du nom dans ces textes n'est pas une information sur sa licence.
Pour comprendre les critères en vigueur côté français, voir notre page sur le casino en ligne autorisé en France et celle consacrée à la licence d'un casino en ligne en France.
Le chantier de la liste blanche européenne
Selon AffPapa, l'autorité néerlandaise des jeux (KSA) construit avec Google une liste, à l'échelle de l'UE, des opérateurs agréés. Elle permettrait à Google d'identifier les annonceurs sans licence et de les bloquer.
D'après SCCG, des régulateurs de plusieurs pays européens participent. L'objectif est de réduire la visibilité des plateformes non autorisées dans les services de Google. La liste doit réunir une base de données des opérateurs autorisés, classés par juridiction nationale.
Plusieurs points restent flous :
- aucune date de lancement n'est annoncée ;
- on ignore si les restrictions toucheraient Google Ads, les résultats organiques, ou les deux ;
- les autorités concernées et la fin des travaux n'ont pas été rendues publiques.
D'où vient l'initiative
Le président de la KSA, Michel Groothuizen, a exposé le projet dans un commentaire daté du 14 octobre 2026, selon AffPapa. SCCG évoque une déclaration publiée le même jour et rapportée par Zona de Azar. Les deux articles datent du 16 octobre 2026.
L'idée vient de rencontres à Dublin entre des régulateurs européens, Google et Meta. SCCG situe la réunion au printemps 2026 et rappelle que Google et Meta ont tous deux leur siège européen dans cette ville. Les participants ont décidé de former une force-tâche conjointe, destinée à combattre la promotion des jeux illégaux.
La logique néerlandaise : agir sur la visibilité et les paiements
Le choix de la KSA s'explique par les chiffres et par une difficulté pratique.
- Un marché encore pollué. Selon AffPapa, environ 90 % des joueurs néerlandais en ligne restent sur des sites agréés. Pourtant, près de la moitié des dépenses va encore à des opérateurs illégaux.
- Un rapport d'un pour un. SCCG chiffre la dépense à un euro sur le marché illégal pour un euro sur le marché régulé. Le site en déduit qu'une petite part des consommateurs pèse lourd dans l'argent qui part vers les plateformes non autorisées.
- Des amendes peu efficaces. Michel Groothuizen reconnaît que les sanctions ont un effet limité, surtout contre des opérateurs établis à l'étranger. La KSA peinait à les recouvrer.
- Un changement de cible. Les efforts portent donc sur la visibilité des sites et sur les paiements. D'après SCCG, la coopération avec les entreprises technologiques fait aussi partie des priorités de la période récente, avec la difficulté d'accès et l'interruption des canaux de paiement.
Le marché néerlandais du jeu en ligne a été ouvert il y a cinq ans, rappelle SCCG, ce qui donne à ce mois d'octobre 2026 valeur de bilan.
Arguments juridiques, pressions et menace d'interdiction publicitaire
Michel Groothuizen estime que les plateformes technologiques tirent profit des publicités pour jeux illégaux et ont peu d'intérêt à les limiter. Selon lui, y renoncer de leur plein gré irait contre leur modèle économique. La KSA l'exige donc, de préférence à l'amiable, sinon par la contrainte, rapporte AffPapa. Il rappelle que des publicités sur les réseaux sociaux ont touché des mineurs et des joueurs auto-exclus.
Il cite deux bases possibles : le droit néerlandais et le règlement européen sur les services numériques (DSA). Pour les plus grandes plateformes, le DSA relève de la Commission européenne. Une procédure pourrait durer jusqu'à cinq ans.
Du côté d'iGamingBusiness, plusieurs éléments complètent le tableau :
- Lors de la conférence Gaming in Holland 2025, Renske Fikkers, de la KSA, a défendu l'idée d'un « regulator 2.0 », loin de l'image d'un régulateur « inaccessible et rigide ».
- Elle a prévenu qu'une interdiction totale de la publicité pour les jeux devenait « une option de plus en plus réaliste », tout en restant indésirable.
- Le sponsoring sportif par les jeux sera interdit à partir de juillet.
- Le prochain cycle de licences est prévu en 2026, et la KSA dit tenir compte de l'historique des candidats.
Le secteur pousse dans le même sens. Björn Fuchs, qui dirige l'association VNLOK, réclame que banques, Google et Facebook cessent de faciliter le marché noir. Arjan Blok, patron de la loterie d'État Nederlandse Loterij, invite banques et géants technologiques à agir. Sa structure souhaite que la KSA puisse tenir une liste noire, bloquer des publicités, retirer des casinos illégaux des boutiques d'applications et agir contre les hébergeurs. Elle poursuit au civil Lalabet, opérateur basé au Costa Rica, et prépare une assignation contre un autre acteur.
Selon SCCG, la VNLOK a saisi la justice contre Meta le 28 septembre 2026. L'opérateur Paf a mis en route un test avec Meta le 5 octobre 2026.
Sur les notions de listes d'interdiction côté français, voir l'ANJ et sa liste noire.
Google durcit déjà ses règles, en Allemagne notamment
Selon SCCG, les exigences de certification pour les annonceurs de paris se sont renforcées à compter du 14 septembre 2026. Depuis le 21 octobre 2026, les opérateurs certifiés peuvent aussi accéder à YouTube Masthead, à condition de détenir des licences valides.
En Allemagne, d'après Gaming Intelligence, une mise à jour de Google Ads du 25 septembre restreint la publicité aux opérateurs agréés par le GGL. Cette autorité travaille avec Google depuis 2023.
- Durant les premières semaines, le GGL n'a repéré aucune publicité payante d'un opérateur sans licence.
- La règle couvre aussi les sites d'affiliation. Aucun affilié sans agrément n'a été repéré depuis la mise à jour.
- Son directeur, Ronald Benter, voit dans la directive modifiée « un effet clair ».
- Le GGL reste préoccupé par le classement de certains opérateurs du marché noir dans les résultats organiques, obtenu par du marketing de liens intensif ou par la manipulation des classements.
Ces mesures ne concernent pas la France. Pour suivre les évolutions locales, consultez l'actualité du casino en ligne en France.
Questions fréquentes
Que dit-on de Cowboyspin dans les sources sur la liste blanche de Google ?
Rien. Le nom n'apparaît dans aucun des quatre articles. Ils décrivent un projet européen mené par la KSA et ne cartographient aucun opérateur précis. Le statut de Cowboyspin en France ne peut donc pas être tiré de ces textes.
La liste blanche de Google existe-t-elle déjà ?
Non, elle est en cours d'élaboration. Aucune date de lancement ni de mise en œuvre n'a été annoncée, d'après AffPapa et SCCG.
Les sites hors liste seront-ils retirés des résultats de recherche ?
Ce n'est pas établi. SCCG indique qu'on ignore si les restrictions toucheraient Google Ads, les résultats organiques ou les deux. L'objectif affiché est de limiter la visibilité des plateformes non autorisées.
La liste couvrira-t-elle la France ?
Les sources ne le disent pas. Elles précisent seulement que la base compilera les opérateurs autorisés par juridiction nationale. Aucun opérateur agréé en France n'est cité.
Sources
- AffPapa — Netherlands & Google to build EU list of licensed operators
- iGamingBusiness — KSA introduces new era of cooperation, warns of full ad ban
- SCCG — Google e Reguladores Europeus Desenvolvem Lista Branca de Operadores Licenciados para Reduzir Apostas Ilegais
- Gaming Intelligence — German gambling regulator welcomes new Google Ads update
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